Théâtre de Chateau-Gontier

Il y avait un cloître avec deux côtés et une face inachevée. L’idée a été d’adosser à cette troisième aile le théâtre. Un cloître est forcément un lieu fédérateur. C’est une cour sur laquelle s’agrègent d’autres ensembles. C’est le génie du site. Nous avons eu la sagesse de terminer l’aile amorcée. Nous avons développé une transition classique, qui réutilise les foyers traditionnels du théâtre. La rigueur de la façade XVIIème siècle nous a amenés à une certaine sobriété. D’où une transition réussie entre l’intérieur et l’extérieur. Effectivement, le théâtre est masqué par la façade, mais nous acceptons la disparition du théâtre. D’ailleurs, cela était courant au XVIIème siècle. L’arrière, c’est l’imaginaire. Un lieu comme celui-ci doit avoir la programmation la plus ouverte possible, pour le public le plus large possible.

Il faut que le plateau puisse accueillir le théâtre et la danse. Nous voulions également garder une certaine qualité d’accueil du public. Les gens doivent sentir qu’ils sont dans un théâtre ! Le choix c’est porté sur des matériaux liés à l’histoire du théâtre. Mais je considère comme moderne un théâtre comme celui-là, qui entretient un lien avec l’histoire tout en ayant les avantages techniques contemporains. C’est le paradoxe d’une référence historique qui se fait discrète. Ce qui me paraît intéressant, c’est d’apporter dans une ville moyenne, un équipement de tradition urbaine. Le théâtre n’est pas réservé à une élite ! Les bâtiments doivent accueillir ce nouveau public, en rappelant l’idée du plaisir, d’une certaine fête. Ce théâtre est à la jonction de cette histoire.

Date

2004

Catégories

Architectes de théâtre

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