Grotte Chauvet

Depuis la descente du plateau de Saint Remèze, le site apparaît comme une dernière halte avant la plongée dans la vallée.

Au premier abord aucune forme manquante ne se distingue, si ce n’est le vaste auvent d’entrée posé comme un papillon au dessus des arbres, et quelques terrasses surélevées qui soulignent la topographie du terrain.

Puis, à l’approche, on comprend progressivement que les grandes courbes de niveau ont été soulignées par des murs, on saisit les premières lignes qui émergent de la terre et enlacent notre regard.

Cependant, une fois à proximité du site, on perçoit une couronne brune qui enserre un promontoire qui s’oriente vers la plaine.

C’est l’enceinte de l’anamorphose, l’abri de la reconstitution de la Grotte Chauvet qui surgit de la frondaison des chênes et forme une falaise artificielle ouverte sur le Sud.

Depuis la route qui monte en contrebas, ce sont trois courbes progressives qui viennent accentuer les limites du plateau et forment comme une ligne rocheuse fragmentée.

Ces deux approches disparaissent dès lors que l’on aborde le site d’entrée ; là, ce ne sont que les courbes de murs de roches qui nous conduisent à l’espace d’accueil et nous invitent à découvrir un paysage où la nature intouchée et l’architecture ont essayé de s’entendre et de s’accorder.

L’architecture n’a fait que souligner les courbes du terrain, la nature a recolonisé les terrasses et les chemins.

Date

2016

Catégories

Les inventions constructives, Programmes rares

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